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Ortie

ortie

Plante médicinale aux mille vertus, l’ortie est une plante-aliment qui agit sur l’ensemble du métabolisme.
Ses bienfaits sont connus depuis l’Antiquité. C’est une des plantes médicinales les plus efficaces.

Histoire de l’Ortie

ortieLes populations préhistoriques utilisaient l’ortie comme légume. Il est possible, qu’il en ait existé des cultures, dès l’âge de pierre. Elles étaient alors consommées comme des épinards.

Dans l’Antiquité, Dioscoride (au Ier siècle) indique la décoction de graines dans du vin de raisins secs comme aphrodisiaque ; mélangée avec du miel, comme pectoral et expectorant; la décoction de feuilles comme diurétique et laxative; les cataplasme de feuilles écrasées contre les plaies gangrèneuses, les ulcères et les suppurations.

L’ortie était largement utilisée chez les Grecs et les Romains. Les premiers, qui l’appelaient Alkalyphe, s’en servaient pour soigner la toux, la tuberculose, l’arthrite ainsi que pour stimuler la pousse des cheveux. La pratique de la flagellation thérapeutique avec des tiges d’orties remonte également à l’Antiquité. On la dit salutaire contre les rhumatismes.

Au Moyen-Âge, on distingue la grande et la petite ortie, auxquelles on assigne des propriétés variées. Sainte Hildegarde indique les graines contre les maux d’estomac; la plante contre l’angine et les crachements de sang; en application contre les maux de tête; le suc frais contre les douleurs articulaires et les plaies enflammées.

Au XVIe et XVIIe siècle, on utilise l’ortie contre les hémorragie et les hémoptysies.

Nicholas Culpeper, célèbre médecin anglais de la première moitié du XVIIe siècle, la recommandait pour soigner les maladies des vaisseaux sanguins et des voies respiratoires.

ortieEn Europe, on consomme l’ortie volontiers en potage ou en salade, et il fut même une époque où son infusion était fort appréciée dans les salons mondains. Avec les feuilles de pissenlit et d’autres verdures printanières, les jeunes pousses d’ortie faisaient partie des « cures du printemps » qui ont été jadis si populaires. Notez que le pouvoir urticant des poils d’ortie est inactivé par la cuisson et le séchage ainsi que par le procédé d’extraction qui permet la fabrication de suppléments.

En médecine ayurvédique (médecine traditionnelle de l’Inde), on emploie l’ortie en association avec d’autres plantes pour traiter les hémorragies utérines, les saignements de nez, les éruptions cutanées et l’eczéma. Les Amérindiens s’en servent pour soulager les douleurs rhumatismales, ainsi que pour soutenir les femmes durant l’accouchement. Au Maroc, on utilise l’ortie pour traiter l’hypertension.

La flagellation thérapeutique sur les membres paralysés ou insensibles pour stimuler la circulation des sensations nerveuses était pratiquée au Moyen Âge.

Au XVIe siècle on utilisait  l’ortie pour soigner les maladies des vaisseaux sanguins et des voies respiratoires.
Puis peu à peu les vertus médicinales de l’ortie se sont perdues , la Russie quant à elle a continué d’utiliser l’ortie pour ses vertus.
Les Amérindiens l’utilisaient pour aider les femmes durant l’accouchement.

L’ortie est par ailleurs associée à la planète Mars, au genre masculin et est considérée comme une plante gardienne et protectrice.

Il faut savoir que l’ortie fut utilisée durant les période des grandes famines du de la fin du Moyen Âge et sous louis XIV. Sous Louis XVI les français la consommaient en soupe.

En Allemagne au XVIIIe durant les guerres napoléoniennes l’ortie permit au peuple d’éviter la famine tout comme en Irlande au XIXe siècle lors de la grande famine provoquée par le mildiou de la pomme de terre.

Mais en dehors de ses vertus médicinales l’ortie est utilisée dans de nombreux domaines. Par exemple on utilisait au XVIe siècle la fibre de l’ortie dans la fabrication de papier, cordage, voile, vêtement et filet à pêche.
C’est une fibre exceptionnelle, elle est très facile à tisser. Savez-vous qu’un homme nommé Ötzi, a été retrouvé dans un glacier des Alpes ? Celui-ci portait un fourreau en fibre d’ortie. Petite précision : Ötzi naquit il y a plus de 5000 ans…

De nos jours l’ortie est utilisée dans l’agriculture bio grâce à son fertilisant, le purin d’ortie.

En raison de sa haute teneur en chlorophylle, on a utilisé l’ortie comme colorant vert naturel dans les conserves de légumes. Tout comme celle du lin, la fibre d’ortie a servi à la fabrication de tissus et de papier. Les bons jardiniers connaissent, pour leur part, les vertus du purin d’ortie comme engrais naturel.

Traditionnellement, ce sont les parties aériennes qu’on a utilisées comme agent médicinal ; l’emploi de la racine pour traiter l’hypertrophie bénigne de la prostate n’est apparu qu’au début des années 1980.

Légendes

Selon une légende, les troupes de César introduisirent l’ortie romaine (Urtica Pilulifera L.) en Grande Bretagne parce que les soldats pensaient avoir besoin de s’en fouetter pour se réchauffer.

Selon une autre légende l’ortie est magique. Depuis toujours et dans tous les pays, l’ortie est considérée comme une plante protectrice qui éloigne les mauvais sorts, les esprits négatifs ou la maladie.

Dans certaines campagnes on suspendait des bouquets d’ortie au dessus des portes et on en parsemait les étagères. Dans d’autres cas on en portait sur soi, séchée et enfermée dans un sachet de toile.

Botanique

Le nom d’ortie est issu du latin urtica lui-même dérivé d’uro, « brûler », en référence aux poils urticants.
Les orties  (Urtica) font partie de la famille des Urticacées, on en retrouve une trentaine d’espèces de plantes herbacées à feuilles velues. On en trouve 11 en Europe dont 5 en France. Leur tige ligneuse, droite et carrée est densément couverte des poils urticants qui font de cette plante sa mauvaise réputation.

ortieLes plus communes que l’on retrouve sous nos contrées sont :
• la grande ortie (Urtica dioica, 50 cm à 1 mètre, vivace) et
• l’ortie brûlante (Urtica urens, moins de 50 cm, annuelle).
Elles sont toutes deux reconnues comme plantes médicinales  les plus efficaces en pharmacie galénique ( science sans laquelle le médicament ne peut exister).

On retrouve également :  l’Urtica pilulifera (ortie à pilules, ortie romaine) se rencontre dans le midi et l’ouest de la France, Urtica membranacea (ortie membraneuse) se rencontre dans le midi méditerranéen et Urtica atrovirens uniquement en Corse.

La Grande Ortie est une vivace robuste à rhizome traçant qu’il est difficile d’extirper, et à tiges carrées. Toutes les parties de la plante sont couvertes de poils urticants. Les feuilles pétiolées sont en forme de cœur à la base et grossièrement dentelées ; la partie supérieure est couverte de poils apprimés et partiellement de longs poils urticants. Fleurs vertes, dioïques, disposées en panicules. Le fruit est un akène ovoïde. L’espèce est assez variable.

L’Ortie brûlante est une plante annuelle beaucoup plus petite atteignant seulement 40 cm de haut, c’est-à-dire la moitié de la taille de la Grande Ortie. Sa brûlure cependant est plus forte. Les tiges sont molles, les feuilles mesurent 2 cm par 3. Toute la plante n’est couverte que de poils urticants. Fleurs unisexuées, plantes monodioïques. Il y a plus de fleurs dans les bouquets femelles que dans les bouquets mâles. Fleurs et akènes vert pâle. (Urtica dioïca, Urtica urens…, Urticacées)

Pourquoi ça pique, pourquoi ça brûle?

ortieortieLa tige est couverte de poils urticants. Ces petits poils  se terminent par une sorte de pointe en silice aussi appelée vacuole, où sont stockés des composés qui pénètrent facilement dans la peau une fois le poils cassé, responsables de la la brûlure et de la démangeaison que l’on ressent à la piqûre de l’ortie.

Parmi ces composés, on on retrouve de l’histamine, de l’acide formique, de l’acétycholine  et de la sérotonine qui irritent la peau et causent les sensations de brûlure. ortieLa densité de ces poils urticants varie suivant l’espèce d’ortie,

L’acide formique est le principal responsable, c’est un acide qui est aussi présent dans le dard et les piqûres de certains insectes, notamment les abeilles et les fourmis. Pour certaines d’entre elles c’est en effet un excellent moyen de défense.

C’est une substance que fabriquent les fourmis et qu’elles projettent sur leur agresseur et  qui va endommager une partie de l’organisme de leur adversaire. Toutes les plantes appartenant à la famille des urticacées, comme l’ortie, en sécrètent.

Habitat

On retrouve l’ortie dans les climats tempérés et les terres humides d’Europe, d’Asie et d’Amérique. On la retrouve également entre 1000 et 2000 m d’altitude dans l’Himalaya. Elle adore les fossés humides et se plait aux abords des habitations où on trouve des niveaux élevés de phosphate, d’azote et d’acide urique.

Principaux constituants de l’Ortie

L’ortie est très appréciée en naturopathie, elle est très riche en chlorophylle, oligo-éléments et en vitamines, elle contient 6 fois plus de vitamines C que l’orange et 3 fois plus de fer que les épinards, un apport en protéines supérieur au soja et autant de calcium que le lait.

Des antioxydants
Les orties contiennent également les flavonoïdes dont la quercétine et le kaempférol deux excellents antioxydants, comme nous le savons les antioxydants permettent de neutraliser les radicaux libres du corps jouant ainsi un rôle de prévention contre les maladies cardiovasculaires et certains cancers et diverses maladies chroniques.

Une source de vitamines et de minéraux non négligeables pour notre système immunitaire.

Vitamines A : bétacarotène, essentielle pour la santé, la vitamine A joue également un rôle important dans la vision au niveau de l’adaptation de l’œil à l’obscurité, elle participe également à la croissance des os, à la régulation du système immunitaire. Notre organisme peut transformer en vitamine A certains caroténoïdes on les qualifie de provitamine A ou bêta-carotène. Ce qu’il faut savoir c’est que le bêta-carotène ne se transforme en vitamine A que dans la mesure où l’organisme en a besoin. Le bêta-carotène est un pigment qui a une action filtrante face au soleil.

ortieVitamine B9joue un rôle essentiel dans la fabrication de toutes les cellules de notre corps, dont la production de notre matériel génétique, le bon fonctionnement du système nerveux et immunitaire. du calcium et du cuivre, important pour la fabrication de l’hémoglobine et du collagène.

Vitamines C : le rôle que joue la vitamine C dans l’organisme va au-delà de ses propriétés antioxydantes. Elle contribue aussi à la santé des os, des cartilages, des dents et des gencives. De plus, elle protège contre les infections, favorise l’absorption du fer contenu dans les végétaux et accélère la cicatrisation.

Vitamine K1: joue un rôle essentiel dans la coagulation sanguine. Elle participe aussi à la formation d’une protéine de l’os : l’ostéocalcine et retarde l’apparition de l’ostéoporose en maintenant le calcium dans les os.

Calcium: joue aussi un rôle important dans la coagulation du sang, le maintien de la pression sanguine et la contraction des muscles, dont le coeur.

Fer : indispensable au transport de l’oxygène dans le sang et la formation des globules rouge

Magnésium: (très utile à l’être humain car il participe au développement osseux, à la construction des protéines, les dents et le système immunitaire.

Phosphore: considéré comme le deuxième minéral le plus abondant de l’organisme après le calcium. Il joue un rôle important pour le maintien de la santé des os et des dents.

Potassium :important pour la croissance et l’entretien des cellules. Indispensable au système nerveux et à la contraction musculaire normale – y compris le muscle cardiaque. Le potassium est également un électrolyte qui aide à équilibrer les fluides du corps humain, important pour maintenir une bonne pression artérielle.

Zinc : joue un rôle important dans le cadre des réactions immunitaires, de la fabrication du matériel génétiques, de la cicatrisation des plaies et du développement du fœtus.

L’ortie est donc un excellent complément alimentaire en cas de « baisse de régime ».

Propriétés et vertus

L’ortie augmente l’excrétion d’acide urique, des ions d’hydrogène et des déchets azotés. Elle n’est pas un diurétique pur, en ce sens la diurèse augmente seulement s’il y a une surcharge de déchets acides et azotés à éliminer. Ceci fait en sorte que les personnes qui commencent à la prendre voient leur débit urinaire augmenter surtout dans les quelques premières semaines. Durant ce temps, l’urine est aussi foncée, parfois même jusqu’à orange. Yé, réjouissez-vous du phénomène d’élimination, votre piscine intérieure est en nettoyage. Par la suite, parce que l’ortie est tonique du rein, on remarque une normalisation de la diurèse, et même une diminution de la diurèse chez les personnes (surtout les femmes) qui étaient pisse-minutes. Ces personnes se lèveront moins souvent la nuit pour uriner, voire plus du tout.

On la trouve en vente en pharmacie sous forme de gélules ou séchée, mais on peut aussi la ramasser au cours d’une balade pour en faire des tisanes (en choisissant avec soin le lieu de la cueillette). Elle augmente la vitalité, stimule les défenses immunitaires et permet de lutter contre la fatigue, notamment lors des changements de saisons.

En cas de coup de pompe, concoctez-vous une tisane tonifiante avec des feuilles fraîches ou séchées, à raison de 2 poignées de feuilles pour 1 litre d’eau chaude. En cure, vous pouvez en boire 3 ou 4 tasses par jour pendant 15 jours.

En lotion externe, elle est l’alliée des ados : grâce à sa richesse en zinc, aux propriétés anti-inflammatoires, elle participe à soigner l’acné. Sans oublier bien sûr son efficacité contre la diarrhée et même certains rhumatismes.

Des cheveux resplendissants
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Freinant la sécrétion de sébum, cette plante étonnante permet également de lutter contre les pellicules, elle fortifie les cheveux et les ongles. Vous pouvez l’utiliser aussi pour des soins capillaires en vous préparant des lotions maison. Pour avoir une chevelure plus douce et souple, faites une tisane à base d’ortie puis appliquez-la en lotion après le rinçage des cheveux.

Usages

L’ortie est un tonique général : elle redonne force, courage et vitalité. Elle stimule le métabolisme. Cette petite alliée revitalise tout le corps, remonte le moral et donne de l’énergie. Elle peut être prise sur une longue période de temps et elle est un soutien fort apprécié pour les gens qui souffrent de conditions chroniques ou de dégénérescence. Dans le cas d’un épuisement chronique, d’une mononucléose ou d’une convalescence, grossesse ou allaitement, troubles métaboliques (hypoglycémie, diabète), l’individu sera épaulé par l’ortie.

En alimentation :  l’ortie est une plante extrêmement nutritive car elle est riche en chlorophylle et en minéraux (dont le fer), en protéines et en vitamines. Au printemps, les jeunes pousses – qui sont spécialement riches en vitamine C – peuvent être mangées comme des épinards, dans une soupe ou une lasagne. Par contre, il faut les cuire avant de les manger, car la chaleur détruira l’acide formique contenue dans les petites aiguilles de silice.

Tonique du système urinaire, elle régénère le tissu des reins (les graines d’ortie sont particulièrement efficaces pour cet effet). Elle peut faire ortiepartie de soins pour :
• Calculs urinaires
• Cystite chronique
• Incontinence
• Pisse-minute
• Hématurie
• Calculs urinaires
• Mucus dans les urines
• Néphrite (graine)
• Cas de dialyse (graine)

Gustatif

Son goût très doux et légèrement acidulé

Précautions

Certaines plantes entrent en contradiction avec certains médicaments. Consultez d’abord votre médecin.

  • Les feuilles fraîches d’ortie causent sur la peau une vive sensation de piqûre, généralement passagère et sans conséquence sérieuse. On rapporte un cas d’œdème grave de la langue chez une patiente de 32 ans ayant sucé une feuille fraîche d’ortie (Urtica urens). Il est possible que l’oedème ait été aggravé par l’acide acétylsalicylique (aspirine) que la patiente avait pris pour calmer la douleur.
  • Les parties aériennes de l’ortie sont virtuellement sans effets indésirables. Quant aux extraits de racine, environ 2 % des participants aux études ont rapporté des effets indésirables, principalement d’ordre urogénital : impuissance et diminution de libido.
  • L’ortie est contre-indiquée aux femmes enceintes, à celles qui allaitent et aux enfants de moins de 12 ans. Elle est également déconseillée aux asthmatiques et aux personnes souffrant de troubles cardiaques ou rénaux.
  • Il est déconseillé d’associer la prise d’ortie à une supplémentation en fer.

Conseils et cas vécus de Maria Treben

Un médecin signala un jour dans une émission radiophonique que l’ortie est au nombre des plantes médicinales les plus efficaces que nous possédons. Si les hommes savaient à quel point elle peut être utile, ils ne planteraient plus que des orties. Malheureusement, la majorité des hommes semble l’ignorer.

L’ortie a un effet thérapeutique de la racine à la tige, des feuilles aux fleurs. Dans !’Antiquité, elle jouissait d’une grande renommée. Le peintre Albrecht Duerer 1471 à 1528) a peint un ange volant vers le trône du Tout-Puissant, une ortie à la main. Le prêtre suisse Kuenzle indique dans ses écrits que l’ortie aurait disparu depuis longtemps si elle ne brûlait pas. Les insectes et les animaux auraient provoqué sa disparition depuis longtemps.

ortieJ’ai pu conseiller à une mère de sept enfants, qui souffrait constamment d’eczéma depuis la naissance de son dernier, de boire de la tisane d’orties. En peu de temps, l’eczéma avait disparu et avec lui les maux de tête dont elle souffrait également depuis cette époque. Comme l’ortie aide en cas de calculs rénaux et urinaires, et que je pensai que les reins ne fonctionnaient plus très bien depuis le dernier accouchement, je lui conseillai cette tisane. Lors de maladies des reins, l’on souffre souvent de maux de tête. En peu de temps, l’eczéma et les maux de tête avaient disparu. Comme l’eczéma a souvent une cause interne, il doit être traité par l’intérieur, au moyen de plantes dépuratives.

L’ortie est notre plante médicinale la plus dépurative et à la fois hémoplastique. Comme elle exerce une bonne influence sur le pancréas, la tisane à l’ortie permet de faire baisser le taux de glycémie. Elle guérit également les maladies et les inflammations des voies urinaires et les urines maladives. Comme elle facilite également les selles, elle peut tout particulièrement être conseillée pour une cure de printemps.

Depuis que je connais les forces thérapeutiques de l’ortie, j’ai pris l’habitude d’en faire une cure de quatre semaines, au printemps avec les jeunes pousses, et en automne après le regain, lorsque les jeunes pousses ressortent un peu partout. J’en bois une tasse le matin à jeun, une demi-heure avant le petit déjeuner, et une ou deux tasses réparties au cours de la journée, par gorgées. Pour augmenter l’efficacité, il serait bon de boire également la tisane avant le petit déjeuner par gorgées.

Après une telle cure, je me sens extrêmement bien et j’ai chaque fois l’impression que je pourrais avoir une activité triple de celle que j’ai d’habitude. Ma famille et moi, nous n’avons plus besoin de médicaments depuis des années, et je me sens souple et jeune. La tisane n’a pas mauvais goût. On la boit sans sucre. Mais les personnes quelque peu délicates peuvent y mélanger un peu de camomille ou de menthe pour en améliorer le goût. En médecine populaire, la tisane à l’ortie est conseillée comme cure de quelques semaines contre les troubles du foie et de la rate, les maladies de la rate, même contre les tumeurs de la rate, en cas de glaires d’estomac et des voies respiratoires, de crampes et d’ulcères d’estomac, d’ulcères intestinaux et de maladies pulmonaires. Afin de préserver les précieuses substances, la tisane ne doit pas être bouillie, mais ébouillantée. A titre préventif, l’on boit la tisane à l’ortie à raison d’une tasse par jour seulement, pendant toute l’année. Elle offre également de grands services en cas de maladies virales et d’élimination de bactéries.

A partir d’un certain âge, la teneur en fer du corps se réduit. Ceci provoque une certaine fatigue et même un certain épuisement, l’on se sent vieux et les forces diminuent. Dans ce cas, l’ortie fraîche et contenant du fer est source de succès considérables. Elle nous aide à remonter le courant. après une cure à l’ortie, l’on ressent assez rapidement un bien-être corporel accru, l’énergie et la force créatrice reviennent et l’on s’épanouit intérieurement comme extérieurement.

Un jour, une jeune femme de Urfahr est venue me voir. Elle était anémique, souffrait de l’estomac et de la rate. Des maux de tête très forts accompagnaient cet état. Je lui conseillai de la tisane d’orties. Quelque temps après, je la rencontrai par hasard. Elle me raconta avec enthousiasme que l’ortie avait été d’un secours rapide. Toute sa famille s’était également convertie à cette plante médicinale.

En cas d’hydropisie, les propriétés diurétiques de l’ortie font leurs preuves. Ses substances hémoplastiques sont d’un grand secours en cas de pâleur, d’anémie, et d’autres graves maladies du sang. En association avec d’autres plantes médicinales, l’on utilise également avec succès l’ortie contre la leucémie. Si l’on souffre d’une forme quelconque d’allergie (le rhume des foins en fait partie), l’on boit de la tisane d’ortie pendant un laps de temps prolongé.

L’ortie aide les personnes disposées aux refroidissements et est utile en cas de goutte et de rhumatismes. Une dame d’Eichstaett avait été sous traitement médical pendant trois ans à cause d’une douloureuse sciatique. En l’espace d’un semestre, ses douleurs disparurent, après six bains complets à l’ortie contenant 200 g de plantes chacun.

Il y a quelque temps, je fis la connaissance d’une femme de 50 ans environ qui était obligée de porter une perruque à cause de sa chevelure peu fournie. Ceci aurait provoqué ensuite la chute de son dernier cheveu. Je lui conseillai de se laver la tête avec la décoction d’orties fraîches, puis additionnellement avec la décoction de racines d’orties. Elle suivit mon conseil et le résultat fut visible : de semaine en semaine, sa chevelure se rétablit, et repoussa drue. La teinture d’orties est particulièrement bienfaisante pour tous les types de cheveux ; on peut très facilement la préparer soi-même à partir de racines d’orties, déterrées au printemps ou en automne (voir « Formes d’utilisation : Shampooing » et « Teinture d’ortie »). Moi-même, je masse tous les jours mon cuir chevelu avec cette teinture, je la prends même lorsque je pars en voyage ou en conférence. Le résultat est visible : le cuir chevelu ne contient pas de pellicules ; les cheveux sont souples, drus, doux et brillants.

L’ortie est également d’un grand secours en cas de vaso-constriction. Certaines personnes qui en souffrent pourraient éviter une amputation de la jambe, si elles prenaient à temps des bains de pieds aux racines d’orties (voir « Formes d’utilisation » ).

Toutes les crampes, quelle que soit leur provenance, indiquent des troubles de la circulation sanguine. Il est conseillé dans ce cas de faire des lavements et des bains contenant une décoction d’orties. Ceci est également valable dans le cas spécial de constriction des vaisseaux coronaires. L’on se penche au-dessus de la baignoire, lave la région du coeur avec la décoction d’orties, tout en massant cette région légèrement.

Une Bavaroise de 51 ans souffrait d’une fistule depuis 28 ans et les douleurs qui en résultaient étaient indescriptibles. Le professeur en médecine qu’elle avait consultée déclara que l’issue d’une opération n’était pas certaine, car la fistule se trouvait sur la figure, sur la pommette. En 1978, cette femme malheureuse alla trouver un guérisseur, qui fut avant tout très compréhensif à son égard. Il lui prescrivit des crudités, des exercices respiratoires et la psycho-cybernétique. Les douleurs devinrent supportables, mais aucune guérison ne survint. En mars 1979, elle commença à cueillir les premières orties fraîches et but tous les jours trois tasses de tisane avec respectivement une cuillerée à café de « Liqueur du Suédois ». Elle écrit : « Au bout de l 4 jours exactement, la fistule qui se trouvait sur ma joue avait guéri, mettant fin à mes souffrances, et ce, jusqu’à aujourd’hui (28. 11. 1979). »

ortieC’est avec joie que je reçois les nombreux témoignages de personnes que l’ortie a pu aider, grâce à ses vertus thérapeutiques. C’est ainsi qu’une femme m’écrivit il n’y a pas longtemps qu’elle avait bu pendant des mois de la tisane d’ortie, tous les jours. Non seulement elle ne ressentait plus ni fatigue ni épuisement en dépit d’un travail quotidien pénible, mais encore un cor suppurant qui lui causait des douleurs jusque dans la cuisse et qu’elle n’avait pu soigner, surmenée par son travail, avait disparu ; de même qu’un champignon aux ongles qui aurait dû être enlevé opérativement à l’hôpital, ce à quoi elle ne pouvait pas se résoudre. C’est ainsi que la bonne vieille ortie aux vertus dépuratives et hémoplastiques vient en aide, on ne peut jamais le répéter assez. Une autre femme m’écrivit que les orties l’avaient guérie d’un eczéma très douloureux et très ancien. De telles lettres sont des moments de bonheur dans ma vie. Elles me montrent que nos bonnes plantes médicinales sont d’un secours efficace partout où on les utilise.

Un jour, un homme âgé vint vers moi en pleurant. Il y a trois ans, il avait attrapé la grippe. Depuis, son urine était marron foncé et il souffrait de maux de tête atroces. Rien ne l’aidait, ni les nombreux comprimés qu’on lui prescrivait, ni les piqûres (les derniers temps, dans la région de la tête). Au contraire, les maux de tête devinrent pires, il était proche du suicide. Je lui rendis courage et lui conseillai des orties fraîches. Deux litres et demi de tisane répartis sur toute la journée, voilà ce qu’il devait boire. Au bout de quatre jours, il me téléphona pour me dire que les maux de tête avaient totalement disparu. Un peu plus tard, sa femme me déclara qu’il se sentait mieux qu’avant sa grippe.
Utilisez vous aussi les jeunes pousses fraîches des orties, surtout au printemps, et faites une cure de désintoxication. 
L’effet bienfaisant vous stupéfiera.

Une religieuse élisabéthine de Klagenfurt (Carinthie) suivit également mes conseils et fut étonnée du résultat. Des taches qui ne voulaient pas guérir, qui se trouvaient dans la région du ventre et des reins et étaient accompagnées de fortes démangeaisons ont disparu en peu de temps grâce à la tisane d’ortie et à un régime pour le foie. La tisane d’ortie a été d’un secours rapide dans un cas similaire.

Le passage suivant est extrait d’une lettre de Dellach, en Carinthie : « Un merci du fond du coeur pour l’aide inestimable que vos conseils m’ont apportée. Ma maladie, qui durait depuis 19 ans, m’avait menée dans divers instituts neurologiques à travers toute l’Autriche. Aucun médecin ne pouvait me dire ce que j’avais exactement, et encore moins m’aider. J’ai bu pendant une semaine de la tisane d’ortie et la maladie a disparu comme par miracle, comme si elle n’avait jamais existé. » Ces faits montrent la vitesse à laquelle nos simples peuvent venir en aide.

Toutefois, une tasse de tisane par jour ne suffit pas dans ces cas-là, mais en cas de maladie grave, il faut boire au moins deux litres par jour, par gorgées.
Une femme d’affaires me raconta qu’elle prenait de la tisane d’ortie dans une bouteille thermos lors de ses excursions, voyages d’affaires ou d’agrément. L’aide apportée par cette tisane l’enthousiasme. Non seulement la soif est parfaitement apaisée, mais encore elle redonne des forces et dissipe la fatigue.

Encore un conseil particulier : en cas de sciatique, de lumbago et de névrites aux bras et aux jambes, l’on frotte légèrement les parties douloureuses avec de l’ortie fraîche. Par exemple, en cas de sciatique, l’on masse très lentement avec la plante fraîche, en commençant par la cheville, sur le côté externe de la jambe, jusqu’à la hanche, et de là sur le côté externe de la jambe, jusqu’au talon. L’on répète deux fois le processus et pour finir, l’on frotte de la hanche, en descendant vers le bassin. L’on procède de la même façon pour les autres régions malades. Recouvrir ensuite de poudre les endroits frictionnés.

Ne devons-nous pas remercier Dieu d’avoir mis sur notre chemin une plante médicinale aussi efficace ? A notre époque où tout va si vite, les hommes la passent sans même la voir, préfèrent avoir recours à des analgésiques, dont ils abusent certainement. Mais ce qui peut nous aider vraiment, ce sont seulement nos bons simples, qui sont malheureusement tombés en désuétude.

En conclusion, je voudrais encore raconter une expérience qui m’a fortement impressionnée. Dans notre petite ville, je fis la connaissance d’une dame âgée qui me raconta que son médecin avait constaté de fortes excroissances cancéreuses de l’estomac. Elle ne pouvait plus se résoudre à se faire opérer, vu son grand âge.

ortieQuelqu’un lui conseilla alors de boire de la tisane d’ortie. Et elle se rendit tous les jours dans son jardin, où les orties foisonnaient le long de la clôture, et en ramenait chaque fois une poignée chez elle. Lorsque, quelque temps après, elle se rendit chez le médecin, celui-ci lui demanda, étonné : « Vous avez subi l’opération? Mais l’on ne voit aucune cicatrice.» Les excroissances avaient totalement disparu et la vieille dame put profiter d’une vieillesse sans ennui de santé. Mais les choses n’iront pas aussi loin, si nous ne les laissons pas. Une maladie maligne ne peut se former si, ne nous contentant pas de respecter notre bonne vieille ortie, nous en absorbons à intervalles réguliers sous forme de tisane, afin qu’elle nous offre ses forces thérapeutiques.

Un conseil qui peut encore vous aider : commencez dès aujourd’hui une cure à base d’orties. Les herbes séchées sont en vente dans toutes les pharmacies ou les herboristeries. Donnez à nos simples la place qui leur revient, chez vous ! Au printemps, munis de gants et de ciseaux, allez dans la nature que Dieu a créé !

Quelle joie de cueillir soi-même les orties, sous la voûte céleste. Plus elles sont utilisées fraîches, plus le succès thérapeutique est grand, c’est l’expérience que nous avons faite. N’oubliez pas non plus une réserve d’hiver, les orties de mai étant les meilleures à cet effet. Soyez heureux de pouvoir faire quelque chose pour votre propre santé !

Un lecteur de Westphalie écrit : « Mon voisin utilise les orties également pour détruire les insectes nuisibles et ravageurs de son jardin. Il met de grandes quantités d’orties dans un récipient contenant 300 litres d’eau (on peut évidemment utiliser de plus petites quantités d’orties), où il laisse macérer les orties pendant une période de temps assez longue. Avec ce liquide à base d’orties, l’on arrose ensuite de nouveau toutes ses plantes, empêchant ainsi les insectes nuisibles d’intervenir, sans utiliser de produit chimique. Les vers n’entrent plus non plus dans les carottes ! »

Si vous voulez vous informer sur d’autres applications bienfaisantes de l’ortie, veuillez consulter la brochure « Les Guérisons de Maria Treben »,parues à la maison d’édition Ennsthaler.

D’un autre côté, certains agriculteurs aspergent d’herbicides les orties qui poussent le long des lisières propres des bois et des orées verdoyantes des prairies, loin des routes et d’autres sources de pollution. Les poisons si nuisibles aux hommes arrivent ainsi jusque dans les recoins des bois non-pollués. Peu importe à ces personnes que, ce faisant, des oiseaux et des insectes soient tués. Beaucoup de paysans ne prennent plus le temps de faucher les orties à la faux. Nous, les hommes, sommes devenus aveugles!

Formes d’utilisation de l’Ortie

Infusion : ébouillanter une cuillerée à café avec 1/4 de litre d’eau, laisser infuser peu de temps.

Teinture d’ortie : laver les racines déterrées au printemps ou en automne et les brosser, les couper menu et les remplir dans une bouteille jusqu’au goulot. Recouvrir d’eau-de-vie de grain à 38 à 40 %, et laisser reposer 14 jours à un endroit chaud.

Bains de pieds : Faire macérer dans 5 litres d’eau pendant la nuit deux poignées bien remplies de racines bien lavées et brossées ainsi que d’orties fraîches (tiges et feuilles), et les porter à ébullition le lendemain.
Prendre un bain de pieds aussi chaud que l’on peut le supporter, pendant 20 minutes. Les orties restent dans l’eau pendant le bain de pieds. Ce dernier peut être réutilisé réchauffé deux à trois fois.

Shampooing : réchauffer lentement, à petite flamme, 4 à 5 fois le contenu de deux poignées bien remplies d’orties fraîches ou séchées dans un récipient de 5 litres rempli d’eau froide. Laisser infuser 5 minutes.
Si l’on utilise des racines d’orties, l’on en fait macérer une bonne poignée dans de l’eau froide pendant la nuit, on les réchauffe le lendemain jusqu’à ébullition, et on laisse ensuite infuser 10 minutes. Pour laver la tête, l’on devrait dans ce cas utiliser un savon de Marseille.

Principales sources :

• Ayurveda révolution : wwww.ayurvedarevolution.co
• Au jardin : www.aujardin.info
• Blog Nutrition Santé : www.blognutritionsante.com
• Doctissimo : www.doctissimo.fr
• Floramédicina : www.floramedicina.com
• Futura Sciences : www.futura-sciences.com
• Home Naturopathe : www.home.naturopathe.over-blog.com
• Intelligence verte : www.intelligenceverte.org
• Jardiner malin : www.jardiner-malin.fr
• Le bon complément : www.leboncomplement.com
• Mr Ginseng : www.mr-ginseng.com
• Mr Plantes : www.mr-plantes.com
• Passeport Santé : www.passeportsante.net
• Phytomania : www.phytomania.com
• Santé-médecine Journal des femmes : www.sante-medecine.journaldesfemmes.fr
• Urticamania : www.urticamania.over-blog.com
• Vie Pratique : www.viepratique.fr
• Wikipédia : www.fr.wikipedia.org

Des livres pour aller plus loin :

La Santé à la Pharmacie du Bon Dieu de Maria Treben – Ed. Ennsthaler Steyr
Les conseils pratiques des plantes médicinales prodigués dans cet ouvrage ont fait des milliers de fois la démonstration de leur efficacité. Vendu à plus de 8 millions d exemplaires, dans 23 langues et déjà un grand succès en édition française. La santé à la Pharmacie du Bon Dieu – Conseils et pratique des simples (des plantes médicinales) de Maria Treben, vous donne des conseils sur les plantes médicinales. Ce livre présente 31 plantes majeures (les simples), des conseils généraux sur l’herboristerie (cueillette, séchage…), la recette de l’élixir du Suédois et comment faire face à diverses maladies. Il y a aussi des planches en couleurs, utiles pour faire la cueillette soi-même. Un livre très pratique pour tous ceux qui utilisent les plantes médicinales.

Petit Larousse des plantes qui guérissent, de Gérard Debuigne, François Couplan, Thierry Folliard (Auteurs) – Editions Larousse 2009

Du bon usage des plantes qui soignent, de Jacques Fleurentin – Editions Ouest-France

Plantes de bien-être : Du bon usage des plantes qui soignent, de Camifolia – Editions Ouest-France

Les orties avec François Couplan

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